Le syndrome d’à côté

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promiscuitePourquoi certains individus ressentent-ils le besoin de se placer tout à côté, non parce que l’espace est bondé, mais alors qu’il est vide ?
Ce midi je sors du bassin de la piscine et me dirige vers les douches ; Ce n’est pas que ma vie soit passionnante, cela sert néanmoins à illustrer mon propos. Il n’y avait personne. Je choisis une douche et fais mes ablutions tranquillement, sans pour autant chanter afin de ne pas apporter mon grain de pluie aux catastrophes climatiques. Une dame arrive, environ 65/70ans, vu son ventre gonflé de ménopause et pourtant flasque, pour se mettre… Juste à côté de moi ! Pas deux douches plus loin, pas une douche plus loin, non, celle la plus proche de moi lorsque toutes les autres sont disponibles. Elle m’adresse un sourire. Pourquoi s’agglutine-t’elle à mon espace vital ? Pourquoi, alors que j’ai des envies de meurtre, je lui rends son sourire ? Dépitée, je suis partie me rhabiller.

N’avez-vous jamais vécu une telle situation ? Vous descendez à la plage et il n’y a que vous, la mer et le ciel qui se confondent. Il n’y a que vous qui se détache dans le bleu du paysage. Et arrive un quidam qui, n’ayant que l’embarras de l’emplacement, installe sa serviette à moins d’un mètre de vous. Par quelle distorsion de sa perception se met-il donc si près ? Le pire est lorsqu’il ne cesse de bouger pour se saisir de sa crème solaire, son chapeau, oh ses lunettes, enfin ferme son sac, s’allonge, mais bientôt se redresse et fouille un temps infini afin de trouver sa bouteille d’eau, son livre, son téléphone… Que sais-je encore, si ce n’est que vous sentez monter la crispation. Vous ne savez plus si vous devez rester, tentez de l’ignorer car vous étiez là le premier, ou déclarer défaite et aller chercher ailleurs un petit coin de paix.

Vous pouvez vivre l’expérience dans une salle de cinéma vide, un wagon de train déserté… Et vous retrouvez à subir la conversation d’une inconnue, pas méchante mais collante, qui vous raconte par le menu ses histoires. Sincèrement, vous n’en avez cure.
Les relations humaines c’est bien, mais parfois de très loin.

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