Chronique N°9 : sac de Survie

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Image pixabay : stay-at-home-4956906_640

Là, comme ça, sans réfléchir, citez 3 produits de 1ère nécessité… Ce sont les produits en rupture de stock, non ?
– La farine. Lorsque Christophe Colomb partit découvrir les Indes, il prit sa boussole et des tonneaux de farine, car il est de notoriété que le scorbut est dû à une carence de gâteau.
– Le PQ. La population mondiale a connu un essor considérable grâce à la démocratisation du PQ dans les années 60. Avant, nos pauvres aïeux mouraient d’occlusion intestinale car, ne disposant pas de rouleaux de papier molletonné et parfumé, ils n’osaient point se soulager. Seuls les pauvres s’en sortaient, mais eux, c’est de faim qu’ils décédaient.
– Les pâtes. Ne serions-nous pas en train de confondre entre produit de 1ere nécessité et denrée non périssable ? Aucun médecin n’a jamais prescrit un régime à base de pâtes, sauf à considérer le
sport de haut niveau comme une maladie.
– Le savon. Nous avons redécouvert le plaisir de se laver les mains, l’eau qui coule, le savon qui mousse et la bonne odeur de propre. Mais la propreté n’a pas d’odeur, c’est juste un conditionnement de nos cerveaux ramollos qui associent le citron à la désinfection des toilettes, la lavande au soin du linge, etc. Pourquoi une odeur naturelle n’est pas associée à l’hygiène ? La nature est-elle sale ? A-ton jamais entendu parler d’une plante tombée malade car elle ne se lave pas ? « Dis donc, ils ne sont pas en forme tes rosiers ! » « Ne m’en parle pas ! Pas moyen de convaincre mes fleurs de faire leur toilette avant de se refermer pour la nuit ! Résultat, c’est bouillon de culture et au matin les pétales sont tout flétris. » C’est cela, oui.
– Il y a aussi les produits de 1ere nécessité à géométrie variable, tels que la barbecue. Si vous souhaitez l’acheter en magasin spécialisé, ils sont fermés, mais dans la grande distribution, il vous sont proposés en rayon qui se gondole.
– Et les fruits et légumes direz-vous ? Ce ne sont pas des produits de 1ere nécessité, mais des achats solidaires envers les agriculteurs. Et là, je pose la question : qui mourra en premier de faim ? Le citadin, billets à la main, devant les rayons vides des magasins, ou le paysan, sans argent, dans son champ, avec ses poules, ses vaches et ses lapins ?

Alors si être en guerre, c’est applaudir à 20h sur son balcon tout en buvant l’apéro, on est prêt pour une invasion extraterrestre de plancton écervelé.

Pour marque-pages : Permaliens.

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